Lily Collins parle de son livre « Unfiltered, No Shame, No Regrets, Just Me »

            Lili Collins peut encore apprécier tranquillement un thé à la menthe au bar d’un hôtel de West Hollywood. Cette foule de quarantenaires au déjeuner est plus préoccupé par ses affaires et ses salades. Mais si l’endroit était peuplé davantage d’accros aux réseaux sociaux, elle serait discrètement (ou pas) taguée et snappée sans fin. Pour ses 5,6 millions de followers sur Instagram, elle est encore une ingénue fraîche et glamour, alimentant un fil régulier de selfies mettant en valeur ses sourcils noirs reconnaissables.

En mars, les fans de Lili Collins auront un aperçu encore plus intime de sa vie quand elle publiera Unfiltered : No Shame, No Regrets, Just Me [Sans filtre : pas de honte, pas de regrets, juste moi], une collection d’essais personnels inspirés des histoires que sa communauté Instagram a partagés avec elle. Encouragée par leur bravoure, Lili Collins, 27 ans, dit qu’elle montre un côté d’elle complètement brut dans Unfiltred, d’où le titre. « Je peux me sentir un peu plus libre parce que je me sens moins retenue. »

Dans l’industrie du film, où elle avance à grand pas depuis ses débuts en tant que fille de Sandra Bullock dans The Blind Side il y a sept ans, Lili Collins progresse toujours. Elle a grandi sous les projecteurs, étant la fille de l’icône de la pop des années 80 Phil Collins, elle sait qu’elle est l’une des nombreuses starlettes en compétition pour le sommet. Elle s’en approche toujours plus près : son rôle de reine de cortège des années 50 dans Rules Don’t Apply de Warren Beatty lui a valu une nomination au Golden Globe. C’est Emma Stone (La La Land) qui repart avec le prix, mais Lili Collins a gagné la bataille sur Instagram : la vidéo d’elle sur le tapis rouge tournant dans une robe Zuhair Murad a atteint plus d’un million de vues en 24 heures.

Malgré son très récent succès sur les réseaux sociaux, ses apparitions rappellent des souvenirs. Dans son pull noir confortable, Lili Collins ressemble à Audrey Hepburn, dont la féminité garçonne et l’esprit vif « ont changé le point de vue de beaucoup de personnes sur ce qu’était être une femme à l’époque » dit-elle. Lili Collins n’est pas surprise d’être prise pour honorer le vieil Hollywood, y compris la série d’Amazon inspirée de la nouvelle de F. Scott Fitzgerald de 1941 The Last Tycoon.

« J’ai toujours été fascinée par les stars de films anciens et l’histoire de l’endroit où je vis, raconte Lili Collins en adoucissant son thé avec sa propre bouteille de stevia. J’aime vraiment le côté romantique et mystérieux de cette époque. »

Née en Angleterre, Lili Collins a surtout été élevée à Beverly Hills par sa mère, Jill Tavelman, vendeuse de meubles, après la séparation de ses parents quand elle avait 5 ans (ils ont officiellement divorcé quelques années plus tard). Avant de se lancer dans une carrière d’actrice au début de la vingtaine, elle a fait un peu de mannequinat et est toujours ambassadrice de Lancôme. Mais ça n’était pas son premier amour, ce qui la passionnait c’était d’écrire. Quand elle était adolescente elle écrivait pour plusieurs magazines, notamment le Los Angeles Times, Teen Vogue et Elle Girl UK qui n’existe plus aujourd’hui, où elle avait sa colonne mensuelle. Job qu’elle a obtenu en faisant un démarchage téléphonique.

Pour sa collection d’essais autobiographiques, Lili Collins revient à l’écriture une fois de plus pour ses vertus « incroyablement thérapeutiques ». Mais ne dites pas qu’Unfiltered sont ses mémoires, à son âge, elle le dit « ça n’est pas comme si je savais tout. » C’est plus un journal secret croisé avec le guide de vie du meilleur ami (comme le chapitre intitulé « Soit bête. C’est séduisant. Normal c’est chiant. ») La vision de Lili Collins est fraîche et inspirante même ou surtout quand elle documente ses challenges. (Lili Collins écrit que le mot « Non » peut parfois simplement signifier « Non, ça n’est pas pour toi pour l’instant. ») Elle détaille ce qui lui a fait prendre confiance, comme lorsqu’elle a appris à aimer ses gros sourcils après les avoir presque totalement épilés. Unfiltered plonge aussi dans des territoires plus sombres, racontant des histoires d’amour tourmentées et ses problèmes d’anorexie, qui ont commencé avec l’obsession pour la chasse aux calories et l’exercice et qui a fini par se transformer en boulimie.

Révéler ses problèmes n’était pas juste une thérapie pour elle mais potentiellement pour « toutes ces jeunes femmes fantastiques qui partageraient leurs histoires d’insécurités, de problèmes ou de peurs » sur son fil Instagram. « Parfois elles commencent par ‘Je sais que tu ne pourras probablement pas comprendre, t’y reconnaître ou personne à Hollywood ne ressent ça…’ Ça me choque parce que c’est très loin de la vérité. Je comprends pourquoi elles pensent comme ça, mais je lis ces histoires en me disant ‘Si seulement tu savais, je comprends totalement ce que tu traverses.’ » Lili Collins a annoncé la sortie de son livre sur Instagram en octobre, remerciant ses followers pour leurs histoires : « Si vous êtes assez courageuses pour partager les vôtres, je dois l’être pour partager la mienne. »

Elle a vendu l’idée du livre à Harper Teen en octobre 2015 puis a obtenu trois rôles, y compris celui d’une jeune fille anorexique dans la comédie dramatique autobiographique de Marti Noxon, To The Bone, qui a nécessité qu’elle perde et reprenne du poids. Le film de Noxon a permis à la star de replonger prudemment dans son passé, ce qui l’a aidé à écrire certains passages difficiles du livre. Les productrices et directrices, que des femmes, « ont insisté pour que je ne me mette jamais dans une situation dangereuse ou instable. C’était la manière idéale de me remettre dans la situation puis pouvoir écrire à ce propos. »

S’il y a un thème à la vie de Lili Collins, c’est transformer d’anciens problèmes en célébrations. Aujourd’hui elle semble se révéler dans les plaisirs de se montrer, spécialement en s’habillant. Elle décrit son style personnel comme « classique, changeant et audacieux » et tout ce qu’elle porte – de sa montre rose dorée à son manteau gris minimaliste – est subtilement magnifique. Lili Collins s’habille en pensant à sa grand-mère, une ballerine qui « n’avait pas besoin de grand-chose, mais elle savait ce qu’elle aimait et comment elle voulait se sentir. »

Le comptage de calories a été remplacé par une passion pour la pâtisserie, en particulier les muffins, tartes et gâteaux vegan ou sans gluten. Dans le chapitre « La nourriture comme carburant et non comme punition » Lili Collins écrit que faire des expériences culinaires « me fait du bien. Ça me donne du temps pour moi, pour être dans ma bulle et être créative. » Tous ses plats ne sont pas assez jolis pour être sur Instagram, mais ça n’a pas d’importance. « Je vois maintenant la nourriture comme une énergie pour mon esprit et mon corps plus que quelque chose qui me fait peur. »

Dans une des plus touchantes histoires d’Unfiltered, Lili Collins cuisine un dîner équilibré de A à Z pour sa mère – saumon fumé et légumes, et en dessert, sa désormais spécialité : cookies quinoa-copeaux de chocolat. « C’est adorable de voir les gens apprécier quelque chose que tu as fait, surtout quand c’était une de tes insécurités, explique-t-elle. » Ici, à table, elle a le sourire facile. « Prendre ça, l’exploiter et en faire quelque chose de valorisant, c’est une belle façon de changer les choses. »

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