Avicii parle de sa décision d’arrêter les shows, d’avoir déçu Madonna et de ses nouveaux sons

Le DJ superstar Avicii parles des problèmes liés aux soirées, en quoi il se sent lié aux Beatles et plus avec Rolling Stone.

Avicii a passé la majeur partie de sa vingtaine à être l’un des plus gros DJ du monde, faisant bouger les fans de Las Vegas à Ibiza avec des confettis et du gros son EDM, sans parler de son hit qu’on entend dans tous les mariages (« Wake Me Up »). Mais il s’avère que ça ne l’amuse pas tellement, comme on peut le voir dans le documentaire sur Avicii qui sort le 26 octobre 2017. Il montre comment le stress de la vie de roady a contraint la superstar suédoise (de son vrai nom Tim Bergling) à faire plusieurs séjours à l’hôpital – pour des pancréatites liées à l’excès d’alcool, une appendicite et pour se faire enlever la vésicule biliaire – et finalement arrêter sa tournée l’an dernier. « J’avais besoin de prendre du recul sur ma vie, explique Avicii, 27 ans, qui vient aussi de sortir un nouvel album, Avïci (01).Tout tournait autour du succès et seulement du succès. Je n’y trouvais plus aucun plaisir. »

Il y a des moments intenses dans le documentaire, comme quand tu souffres d’une pancréatite, ou que tu as une dispute avec des promoteurs qui veulent que tu continues les tournées. Qu’est-ce que ça fait de revoir ça ?

C’était dure. Je me regarde en me disant « Merde, j’aurais vraiment du insister davantage. Allez, Tim ! » Pourquoi est-ce que je n’ai pas arrêté plus tôt ?

Est-ce que tu comprends Brian Wilson et les Beatles qui ont abandonné les tournées pour se concentrer sur leur travail en studio ?

Complètement. J’ai regardé le nouveau documentaire [Eight Days a Week – The Touring Years de Ron Howard] et dans certains passages je me suis dit « Alors je ne suis pas le seul à ressentir ça ? » La seule chose qui m’empêchait d’arrêter c’est que je me trouvais bizarre, genre « Mais putain pourquoi je n’arrive pas à aimer ça comme le font tous les autres DJs ? » Mais je commence à réaliser que beaucoup de DJs qui ont pourtant l’air content pendant leurs sets ressentent la même chose.

Tu as percé à un moment où l’EDM était ce qu’on écoutait le plus dans le monde. Tu penses que cette ère est terminée pour de bon ?

L’EDM commence à être saturé depuis 4, 5, 6 ans, quand l’argent a pris le dessus. À ce moment là j’ai commencé à vouloir me dissocier de l’EDM dans ma tête. Maintenant que je passe plus de temps en studio, j’ai envie d’apprendre plus les autres styles de musique. C’est ce que j’aime le plus – passer du temps avec Nile Rodgers, par exemple, et avoir une idée de la musique qui est inestimable.

Mike Posner a fait une chanson à succès l’an dernier « I Took a Pill in Ibiza » dans laquelle il dit prendre des drogues pour t’impressionner, mais qu’il fini triste et blasé. Qu’est-ce que tu en as pensé ?

Mike est un bon ami, donc j’en suis honoré. Et je suis d’accord – les soirées peuvent être géniale, mais on s’attache facilement aux soirées dans des endroits comme Ibiza. Puis tu deviens solitaire et anxieux. Ça devient toxique.

« On s’attache facilement aux soirées dans des endroits comme Ibiza. Puis tu deviens solitaire et anxieux. Ça devient toxique. »

As-tu assisté à des concerts d’autres artistes cette année ? Est-ce que c’est quelque choses que tu arrives à apprécier si ça n’est pas toi qui est sur la scène ?

Non pas vraiment. Je suis toujours traumatisé. Mais je sais que j’y retournerai. J’arrive à ré-écouter de la musique, retrouver un peu de plaisir là dedans.

Dans le documentaire tu parles du moment où tu réalises que tu es un introverti en lisant Carl Jung. Quel est le dernier bon livre que tu aies lu ?

The Untethered Soul de Michael A. Singer. C’est sur la conscience. Aucun d’entre nous ne sait gérer ses putains d’émotions – la plupart de nous ne fait que partir dans tous les sens. C’est pour ça que j’ai du arrêter les shows, parce que je n’arrivais plus à comprendre mes émotions.

Tu as dit que ta résolution de la nouvelle année serait de faire « le meilleur album de ta carrière. » Tu en es où ?

Ça prend forme. Je veux sortir de vieilles chansons pour mes plus anciens fans, mais je veux aussi faire des nouveaux sons pour donner de l’air frais. Stories a bien marché, mais pas aussi bien que True. Donc ça me rend nerveux.

Tu as travaillé sur l’album Rebel Heart de Madonna il y a quelques années. Es-tu en contact avec elle ?

Pas vraiment. J’adorerais retravailler avec elle, mais c’était quand j’étais surbooké, et je pense l’avoir déçu parce que je n’ai pas pu lui consacrer autant de temps qu’elle le voulait. Beaucoup de choses vacillent quand tu n’as plus l’énergie ou le temps de les faire correctement. Tu penses que ça passera mais la qualité n’est pas là.

On dit qu’Abba travaille secrètement sur un projet de réunion. Tu as hâte ?

Je n’ai jamais entendu dire ça ! Beaucoup de jeunes gens ne comprennent pas la grandeur d’Abba. Peu d’auteurs atteignent le niveau de Björn [Ulvaeus] et Benny [Andersson]. Ils étaient là « On s’en fout de faire des hits, on va faire du musical » et ils ont tout déchiré. J’admire vraiment ça.

Il y a une nouvelle série télévisée sur Diplo qui est incarné par James Van Der Beek. Qui t’incarnerait s’il y avait une série sur ta vie de DJ ?

Jamie Foxx, évidemment [rires]. Mince, j’en sais rien !

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